Le premier Empire

Publié par Maurepas d'hier et d'aujourd'hui - 01 juin 2011

C’est le retour à l’ordre. Le Consul Bonaparte. Il voit dans une forte centralisation, l’unique moyen de préserver les conquêtes révolutionnaires. Le Préfet de Seine et Oise Garnier devient le véritable agent du pouvoir : le Sous-Préfet, à Rambouillet, les fait appliquer. Il nomme le Maire, le citoyen Leflert, puis le citoyen Clément. Il n’y aura que 10 réunions, convoquée par le Sous Préfet en 15 ans, dont une première pour élire le Conseil Municipal (le curé Daudrieux est nommé adjoint à 70 ans), deux autres pour prêter serment d’obéissance aux constitutions de l’Empire et à l’Empereur. Pour le reste, l’adjoint-curé Daudrieux demande la remise en état de l’église, ils en registrent des dépositions de police, gèrent un mini-budget de fonctionnement pour l’entretien du bien public.

Le culte qui avait fort bousculé pendant la révolution est officiellement rétabli par le Concordat du 16 juillet 1801, la religion catholique est reconnue comme étant celle de la majorité des français et des Consuls, en compensation du serment de fidélité du clergé. Le curé doit donc à nouveau prêter serment d’obéissance et doit prêcher cette obéissance, utiliser le nouveau catéchisme enseignant que Napoléon est souverain par la volonté de Dieu !

Finalement, à Maurepas comme dans tout le pays, à la fin de l’empire, s’il y a de solides structures administratives, spirituelles et un niveau de vie encore jamais atteint, malgré les aides de l’état pour palier aux graves intempéries, la population est lasse des guerres, déçue, humiliés par les défaites.